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L’argile colle aux pieds, aux chaussures, elle s’impose. Sa couleur profonde, uniforme, rouge foncé teinté de brun, est un repos pour le regard.

L’argile est le sel de la terre, elle se compose avec la matière organique pour donner l’humus, la glaise, qui nourrit les cultures et fait verdoyer les campagnes.

Par temps de pluie, elle glisse, reste stoïque, ne se décontenance pas, mais peu à peu se délite, devient boue, fait des flaques, se disperse. L’argile est plastique, comme la matière en général, comme le cerveau humain. Tout se transforme, communique et se déplace. 

On en fait des boudins, des vases, des statues, une multitude d’objets. Elle ne rougit pas de sa plasticité, mais y voit un certain cosmopolitisme, le symbole de la vie qui sait se transformer, changer de formes, de lieux, d’habitudes, d’habitats, de composition.

L’argile est douce au toucher, fluide, épaisse ou fine, comme une pâte à modeler pour adultes, pour l’art ou le jardinage.

C’est la poignée de terre censée avoir fabriqué les premiers humains, c’est le matériau sur lequel s’inscrivirent sur des tablettes les premiers signes de l’écriture, là-bas, en Mésopotamie ou en Phénicie.

L’argile nous accompagne depuis la nuit des temps, la nuit des origines, la nuit de l’évolution.


Christine L.

Tag(s) : #Textes de l'atelier, #Textes de participants, #Christine L., #Autobiographie et Nature

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